Excursion à Lyon

Mercredi 18 septembre 2019, un groupe de Bugistes a suivi une visite guidée dans le vieux Lyon, notamment dans les traboules du quartier Saint-Jean, l’Hôtel-Dieu récemment restauré et la maison des canuts à la Croix Rousse.

Attentifs aux explications au cours des différentes visites, les membres du Bugey ont été enchantés de cette journée.

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annecy1Excursion à Annecy

Jeudi 11 avril, première excursion de l’année organisée par Béatrice Vettier-Bondot à Annecy.

Plus d’une trentaine de personnes sont montées dans l’autocar qui nous a conduit en premier lieu à La Balme-de-Sillingy au conservatoire national des cerisiers, en fleur à cette époque, puis à Sévrier chez le fondeur de cloches Paccard où nous avons assisté à la coulée de quatre cloches.

Après un repas à Annecy, c’est par une visite guidée du château que nous avons découvert ou redécouvert ce majestueux monument.

Un passage au musé de l’animation voisin du château a terminé cette très belle journée.

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Voyage au pays de Romans, le 2 mai 2018

Fontaine Saint AntoinePartir au Pays de Romans depuis Belley suppose un peu de patience et un lever matinal pour parcourir, par de petites routes vallonnées et sinueuses, puis par l’autoroute, la distance qui sépare ces deux contrées. D’autant qu’une halte était prévue à Saint- Antoine- l’Abbaye pour couper ce voyage et visiter ce site particulier par son histoire et son ampleur.
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C’est en 1070, que Jocelin de Châteauneuf et son beau-frère Guigues Didier ont rapporté de Constantinople les reliques de saint Antoine. Elles furent déposées dans leur village, appelé alors « La-Motte-au-Bois ». Ces reliques passaient pour souveraines contre le mal des ardents (ou feu de saint Antoine). Ce dépôt fit changer le village de nom. Il s'est appelé d'abord Saint-Antoine-en-Viennois puis, plus tard, Saint- Antoine- l'Abbaye. Un pèlerinage s’instaure alors sur le site où l’on vient demander la guérison du « mal des ardents » bientôt dénommé « le feu Saint-Antoine ». Cette maladie qui fait tomber les membres gangrénés n’est autre que l’ergotisme provoqué par la moisissure de l’ergot de seigle.
Face à l'afflux de pèlerins, une communauté de frères séculiers connue sous le nom de compagnie charitable des frères de l'aumône, ou Ordre des Antonins, se crée et construit un hospice et une maison de l'Aumône à proximité d’un prieuré de bénédictins de l'abbaye de Montmajour (près d’Arles), venus sur place pour veiller sur les reliques du saint ermite.
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Notre guide-conférencière nous attend à l’entrée de l’abbaye. Elle nous présente en premier lieu les locaux dits des gypseries de l’abbaye récemment restaurés. Notre attention est effectivement attirée par une étonnante fontaine en gypse. Nos pas nous conduisent ensuite vers l’abbatiale elle-même. Sa magnifique façade flamboyante est plaquée sur la nef. Elle comprend trois portails surmontés d'une balustrade. Elle est profondément marquée par les dégradations dues au temps et aux dévastations du baron des Adrets, lors des Guerres de Religion. A l’intérieur, la nef de sept travées est accostée de collatéraux sur lesquels s'ouvrent 17 chapelles latérales de plan carré. Le chœur présente une élévation à trois étages. Il est couvert de trois voûtes d'ogives, occupé de deux rangées de stalles en menuiserie de noyer et fermé par un autel-mausolée contenant les reliques de saint Antoine. Une galerie de circulation (triforium) perçant les épais arcs formerets circule tout autour de la nef et du chœur à hauteur des fenêtres supérieures. La visite du logis abbatial clôture cette présentation.
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La ville de Romans est née de la fondation en 838, près d'un gué sur l'Isère, d'une abbaye par Barnard, archevêque de Vienne. Le nom de la ville qui se développe autour, à partir du XIe siècle, dériverait du nom de la première paroisse : Saint-Romain.
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Lire le compte-rendu en entier dans le prochain numéro de notre revue.

Le groupe devant la collegiale de Romans


Voyage au pays des moines de Cluny, le mercredi 28 juin 2017

berzeIl y avait longtemps que notre Société n’avait porté son intérêt vers le Mâconnais. Nous étions alors en 2005, sur les pas d’un personnage familier, historiquement parlant, puisqu’il s’agissait d’Alphonse de Lamartine.

Cette année, nous avons préféré la compagnie des moines, en nous dirigeant vers Berzé et Cluny plutôt que vers Saint-Point ou Milly.

Un important groupe de nos adhérents est ainsi parti à une heure matinale, plein de curiosité, vers cette destination que notre Société n’avait encore, curieusement, jamais programmée dans ses activités.

En cours de route, malgré une sonorisation défaillante, le président s’est efforcé de présenter l’évolution des premiers siècles du monachisme. A la suite des anachorètes, saint Paul l’ermite ou saint Antoine, sont apparus les fondateurs des premiers monastères, saint Basile, saint Honorat, saint Colomban et surtout les deux saints Benoit, celui de Nursie, auteur de la première règle bénédictine, et celui d’Aniane qui rédigea la « règle des règles » bénédictine, synthèse des précédentes, la seule en vigueur jusqu’à la fin du Xème siècle. Quelques temps après sa création en 909, l’abbaye de Cluny, indépendante de toute autorité laïque ou ecclésiastique en dehors de celle du pape, commence à exercer une influence croissante sur la chrétienté médiévale, grâce à ses abbés Mayeul, Odilon ou Hugues de Semur, à son organisation très structurée et à son implantation dans toute l’Europe. Puis ce fut la création, au XIIème siècle, par Robert de Molesme puis Bernard de Clairvaux de l’ordre des cisterciens, les moines en blanc, par opposition aux moines bénédictins en noir, adeptes d’un mode de vie plus austère, plus rigoureux, symbolisé par une architecture moins ostentatoire, plus dépouillée.

cluny degustationNous avions rendez-vous à Mâcon avec notre guide-conférencière, Claire Matrat, qui allait nous accompagner toute la journée. Elle nous conduisit d’abord vers la chapelle des moines de Berzé. Cette chapelle a été construite au début du XIIe siècle à l’initiative de l’abbé de Cluny, Hugues de Semur, bâtisseur de Cluny III. Elle faisait partie d’un prieuré dont elle est aujourd’hui le seul vestige. Elle est constituée de deux chapelles. La chapelle basse, qui conserve encore quelques traces d’un décor peint, présente une exposition qui retrace l’histoire de ce prieuré destiné à fournir aux moines de Cluny des réserves de blé et de poissons. La chapelle haute est construite en pierre de taille assemblée en grand appareil et est couverte de lauzes. Elle possède une courte et haute nef de trois travées, dont les voûtes étaient autrefois peintes. Cette nef est prolongée par une travée de chœur, plus basse, et un chevet constitué d'une abside semi-circulaire rythmée par de forts pilastres. Elle est célèbre pour ses peintures murales uniques. L’abside est en effet peinte sur toute sa hauteur : sur la voûte, le Christ, entouré des apôtres, transmet sa loi et remet les clés à saint Pierre et le livre à saint Paul, les deux saints protecteurs de l’abbaye de Cluny ; au niveau des fenêtres sont représentés les martyres de saint Blaise et saint Vincent ; au registre inférieur sont figurés des saints orientaux et occidentaux peu connus mais dont des reliques étaient conservées dans le trésor de l’abbaye de Cluny et qui étaient inscrits à son calendrier liturgique. Ces décors sont aujourd’hui les uniques témoignages de la peinture monumentale du temps de l’apogée de l’abbaye de Cluny. La chapelle a été classée monument historique en 1893. Elle a été acquise par l’Académie de Mâcon après la Seconde Guerre mondiale, en 1947, grâce à l’archéologue britannique Joan Evans.

Reprenant notre car nous avons alors parcouru les vignobles du Maconnais que nous présentait notre guide. Terroir bourguignon le plus méridional, le Mâconnais étend ses vignes sur 35 km de long, entre Sennecey-le-Grand et Saint-Véran, et 10 kilomètres de large entre deux vallées : celle de la Grosne, à l’ouest, et celle de la Saône, à l’est...........

Lire la suite dans le prochain numéro de notre revue.


Promenade culturelle et touristique en Tarentaise, joyau du baroque, le mercredi 7 juin 2017

tarentaise2L’inquiétude régnait au sein du bureau devant l’incertitude météorologique. Fallait-il ou non annuler un voyage pendant lequel ses participants allaient côtoyer les sommets ? Finalement il eut lieu et, pour notre plus grand plaisir, le ciel nous fut favorable en nous offrant un chaud soleil toute la journée.

Après un départ matinal le car emmène donc vers la Tarentaise un groupe réduit par quelques défections de dernière heure. La fermeture provisoire du tunnel du Chat imposait un détour par l’A 43 pour rejoindre Chambéry et la combe de Savoie. Notre organisatrice, Annie Sabran, commentait au passage les éléments importants du paysage et nous remémorait l’histoire de la vallée de l’Isère, son passé d’élevage, d’émigration et de mines et son présent tourné vers le tourisme. Le président signalait les ouvrages de défense établis à partir de 1875 au confluent de l’Isère et de l’Arc puis à celui de l’Isère et de l’Arly et enfin vers Bourg-Saint-Maurice. Il évoquait également en préambule les conséquences de la Contre-Réforme sur le patrimoine religieux de Savoie.

Une guide conférencière de la FACIM, madame Gotteland, nous attendait au village de Landry. Accueillante, aimable et connaissant parfaitement son sujet, elle rendit la journée passionnante et très instructive, sachant associer une présentation détaillée du patrimoine baroque avec l’histoire grande et petite du territoire.

Au milieu du XVIe siècle, la Savoie, comme le reste du monde catholique, est entrée dans le grand mouvement de rénovation inauguré par le Concile de Trente (1545-1563). Voisine d'une France touchée par le protestantisme et surtout de Genève, devenue le foyer du calvinisme, elle va constituer un bastion du catholicisme. L'action d'ordres religieux tels les Capucins et les Jésuites se révèle particulièrement efficace comme celle de Saint-François de Sales (1567-1622), évêque d'Annecy-Genève dont la spiritualité va profondément marquer la Savoie. D'autres prélats vont s'illustrer dans cette volonté de rénovation de l'Église ; en Tarentaise : Benoit de Chevron-Vilette (1633-1658), François Amédée Millier de Challes (1658-1703) et Claude Humbert de Rolland (1750-1770). La reconstruction des églises en Tarentaise et leur nouvel aménagement intérieur se fait un peu plus tardivement qu’ailleurs, de la seconde moitié du XVIIème siècle à la fin du XVIIIème. C’est le moment où l’art baroque est au cœur de la reconquête des âmes par la profusion des ornements et la création de décors et statues qui racontent aux fidèles les rudiments de l’histoire sainte.

Notre première visite était celle de l’église de Landry, dédiée à l’archange saint Michel et reconstruite en 1687. Le vieux cimetière qui l’entoure est plein de charme. On y découvre d’anciennes tombes ornées de ferronnerie ou de simples croix de bois sur lesquelles un cœur émaillé rappelle le souvenir du défunt. De l'édifice roman, il reste la tour clocher-porche avec ses fenêtres géminées et ses arcatures lombardes. Le toit se poursuit par un tambour octogonal, puis par un bulbe dominé par une flèche se terminant par une boule, la croix et le coq. L’extérieur de l’édifice est d’une grande sobriété qui contraste avec le décor intérieur. Il offre seulement une belle fresque de saint Michel peinte au-dessus du porche.

L’intérieur présente toute la gamme des ornementations baroques : des voutes très fleuries, des tribunes élégantes fermées d’une balustrade peinte en faux marbre, un décor floral abondant et surtout trois retables majestueux. Le retable majeur, dans le chœur, s’ordonne autour d’un tabernacle doré spectaculaire derrière lequel se développe une toile représentant saint Michel terrassant le dragon. De part et d’autre sur les parties latérales sont exposées d’un côté la statue de saint Pierre et, de l’autre, celle de saint Paul. L’autel moderne, en bois brut façon Vatican II, placé à l’avant, serait malvenu dans ce décor somptueux s’il n’était décoré d’un antependium en cuir décoré d’une grande finesse. Une poutre de gloire marque l’entrée du chœur et présente le Christ en croix autour duquel quatre angelots recueillent le sang sacré. Les deux retables latéraux se différencient par leurs colonnes torses ou cannelées. L’ensemble est réalisé en bois d’épicéa facile à travailler, remarquablement peint.

Le spectacle de ces décors baroques pose immédiatement la question des artistes et de leurs commanditaires. Un tel décor fait de dorures, pampres, grappes de raisin, colonnes torses, angelots, profusion d’ornements et de statues de saints, de lignes courbes et d’effets de lumière demande un ou des artistes pour les réaliser. De même le thème du discours et le choix des représentations, notamment dans le retable, véritable catéchisme auprès d’une population de paroissiens souvent illettrés, demande quelqu’un de qualifié........

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